Basée à Chicago, la société de gestion ICAP (Institutional Capital) a été créée en 1970 et est dédiée à la gestion Large Cap Value, à la fois sur les actions américaines et sur les actions internationales, essentiellement à destination de clients institutionnels. Les actifs sous gestion de la société sont actuellement de 18 milliards de dollars (au 29/12/06).
L’équipe de gestion est composée de 14 professionnels qui gèrent de manière collégiale suivant une seule philosophie d’investissement : la recherche de grandes sociétés sous-valorisées bénéficiant d’un catalyste clairement défini pour justifier la hausse du cours de l’action dans les 12 à 18 mois à venir.
Concernant leur process d’investissement, un premier filtre quantitatif sur les valorisations relatives (recherche d’une décote d’au moins 15%) et la pérennité des croissances bénéficiaires des sociétés permet de déterminer l’univers sur lequel va se focaliser l’analyse qualitative. Cette dernière va se concentrer sur la recherche de catalystes, qu’ils soient spécifiques à une société (restructuration, management, lancement de produits…), ou thématiques, c'est-à-dire liés à la situation macro-économique ou à une de prise de décision stratégique. Toutes ces analyses seront, in fine, présentées lors des comités d’investissement hebdomadaires auxquels participent les analystes et les gérants, afin d’être discutées et challengées avant d’entrer éventuellement la valeur en portefeuille.
L’équipe de ICAP considère que l’économie américaine est entrée avec succès dans une phase de croissance plus modérée, et bénéficie de la baisse récente de l’inflation, même si cette dernière reste toujours à la merci d’une trop forte appréciation du coût du travail aux Etats-Unis. La Réserve fédérale devrait maintenir ses taux inchangés. Le point d’interrogation reste le marché immobilier et son impact potentiel sur la consommation des ménages.
Ils sont positifs concernant le marché actions US pour 2007, anticipant une croissance de 5% à 12% de l’indice S&P 500 sur la période, même si des reculs sur le court terme peuvent encore survenir suite à des inquiétudes sur la croissance américaine ou la décélération des croissances bénéficiaires. Ils considèrent que l’environnement est accommodant pour les actions US, avec d’importants programmes de rachats d’actions et de nombreuses opérations de fusions acquisitions, ainsi que des niveaux de valorisation attractifs.